Les produits locaux dans les supermarchés : plus qu’un effet Covid

Dans la plupart des grandes surfaces du pays, entre 70 et 80 % des produits sont nationaux. Autrement dit… locaux, tant la Belgique est petite. Une partie de ces produits sont toutefois encore plus locaux, développés dans les fermes et ateliers artisanaux des environs.

Ils ne transitent pas par les centrales des enseignes mais arrivent directement chez les commerçants, calibrés, emballés, étiquetés. “C’est un phénomène très présent qui n’échappe à aucun distributeur”, insiste Christophe Sancy, rédacteur en chef de la revue spécialisée Gondola, “hormis aux discounters (Aldi, Lidl…). Ce n’est en effet ni dans leurs gènes, ni dans leurs capacités logistiques ultra-encadrées.” Ce “localisme” est surtout visible dans les magasins de proximité des grandes enseignes comme Carrefour, Delhaize ou Colruyt, qu’ils soient intégrés, franchisés ou affiliés.

Ce phénomène s’est bien sûr amplifié l’an dernier, sous l’effet solidaire lié au Covid, mais il ne date pas d’hier. Christophe Sancy pointe ainsi, au titre de pionniers, Frank Mestdagh et son supermarché de produits locaux D’Ici à Naninne (2013) et Carrefour Belgique, qui a lancé ses premiers tests dans ses hypermarchés en 2012 (voir ci-contre). “Petit à petit, cette possibilité d’accueillir des produits locaux dans son assortiment s’est élargie, ” ajoute l’expert, “ portée par quatre tendances : la demande des consommateurs, reconnaissants de l’aide proposée aux petits producteurs ; l’offre des producteurs, quand bien même reste-t-elle, individuellement, limitée ; le désir des franchisés de mettre leur touche personnelle dans leur magasin, tout en étant de bons citoyens, vertueux, écologiques, responsables ; et l’image de marque de l’enseigne.”

La libre Belgique

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