«Avec la blanc-bleu, je produis à perte!»

Malgré ce contexte morose, y a-t-il encore un agriculteur heureux d’exercer ce métier ? Oui ! C’est le cas d’Eloi Dhondt, 30 ans, agriculteur à Sirault (Saint-Ghislain) depuis une dizaine d’années. Mais il précise de suite : « Si la situation est correcte pour moi, c’est parce que j’ai la chance d’avoir mes parents derrière moi. Nous travaillons à trois ».

Eleveur de la race blanc-bleu-belge, Eloi ne le cache pas : « Pour l’instant, on produit à perte ! Ce n’est plus viable. La viande est achetée à des prix trop bas… Les grandes surfaces ne veulent pas payer le prix juste, alors on doit se débrouiller. »


La vente directe

Comment dès lors subsister ? Par la vente directe aux consommateurs en misant bien sûr sur la clientèle locale. « On vend du beurre, du fromage, des glaces, de la viande,… On n’est pas à plaindre. Mais seules ces ventes nous permettent de tirer un revenu et de tenir. Vivre de la pomme de terre, c’est compliqué, et la betterave, c’est mort ! » Quant à la viande…

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Source: Sudinfo

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