La stratégie Good Food tire un premier bilan

Le gouvernement bruxellois a adopté en 2016 la stratégie Good Food qui vise à instaurer une meilleure alimentation respectueuse du climat et de l’environnement à Bruxelles. Elle est en place depuis maintenant trois ans. Il est donc l’heure de dresser un premier bilan.

alimentation

La stratégie Good Food a été adoptée par le gouvernement bruxellois fin 2015 lors de l’ancienne législature. Elle a été lancée en janvier 2016. Elle part du constat suivant : 25 % à 35 % des émissions de gaz à effet de serre sont associés au système alimentaire mondial. À Bruxelles, un quart de l’impact environnemental d’un ménage est lié à sa manière de s’alimenter.

L’ambition de cette stratégie est donc d’accélérer la transition du système alimentaire vers une alimentation locale, de saison et respectueuse du climat et de l’environnement notamment via des appels à projets, des labellisations de restaurants ou de cantines, des formations et de la sensibilisation.

25 % à 35 % des émissions de gaz à effet de serre sont associés au système alimentaire mondial.

Moins de gaspillage

L’un des objectifs principaux vise à instaurer une culture « Good Food » dans les lieux où l’on s’alimente en Région bruxelloise. Au quotidien, 40 % des repas sont pris dans les cantines, les cafés et les restaurants. Près de 10 % des cantines bruxelloises, que ce soit dans les entreprises ou dans les écoles, ont été concernées par des formations, accompagnement et labels. Celles-ci proposent de plus en plus de produits bio dans ses plats proposés au menu. Ils ont augmenté de 48 %. Les cantines ont également réduit le gaspillage alimentaire de 8,4 % et les portions de viande au menu de 10,2 %. Depuis le lancement de la stratégie, les Bruxellois ont diminué de 9 % leur achat de viande dans ces cantines.

Beaucoup de repas sauvés

600 tonnes de nourriture invendue ont été récupérées, transformées et redistribuées, soit l’équivalent de 1,2 million de repas sauvés pouvant nourrir 1.000 personnes démunies en un an.

En trois ans, le nombre de projets d’agriculture urbaine a doublé. De 16, ils sont passés à 32 projets. L’intérêt des Bruxellois pour les métiers proches de la nature est grandissant. L’engouement pour les circuits courts est de plus en plus important.

Épiceries sociales

10 des 11 épiceries sociales bruxelloises proposent des fruits et légumes frais. Quatre d’entre elles proposent régulièrement du bio. Good Food aimerait développer un réseau de distribution supplémentaire pour que tout le monde y ait accès, particulièrement dans certaines communes peu approvisionnées telles que Jette, Evere et Saint-Josse.

Source: Sudinfo

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