Limiter sa consommation de viande sans arrêter pour autant, voici les flexitariens

Diminuer sa consommation de viande sans pour autant ne pas arrêter d’en manger, c’est ce qu’on appelle le flexitarisme. Sorte de végétarisme limité, la formule séduit. Que ce soit par soucis écologique, en faveur du bien-être animal ou pour limiter les potentiels effets négatifs de la viande sur sa santé ; les motivations des “flexitariens” sont multiples.

Le déclic, ça a été quand j’ai vu une émission sur les modes d’abattage et de traçabilité de la viande […] on s’est dit que quitte à ne pas savoir, autant arrêter et trouver une autre voie“. “Pour la planète, pour l’écologie, tout le monde doit prendre conscience qu’il est temps de faire attention“. Parmi les flexitariens, les motivations sont diverses. Certains en mangent “deux fois par semaine“, d’autres “deux à trois fois par mois” le reste du temps, ils trouvent des alternatives. Et les marches pour le climat de ces derniers mois semblent avoir conforté les témoins que nous avons rencontrés dans leur choix.

Le reste du temps, on mange des protéines végétales. On mange des burgers végétariens, des saucisses végétariennes, on trouve ça partout maintenant donc c’est tellement simple“, nous explique l’un des témoins que nous avons rencontré.

De son côté, le GIEC, qui sort un rapport traitant du lien entre notre consommation de viande et les changements climatiques, recommande de manger de la viande deux à trois fois par semaine.

Un impact positif sur la santé

Sophie Schelinck est diététicienne et nutritionniste dans la région de Charleroi. Elle voit de plus en plus de patients arriver chez elle avec l’envie de manger moins de viande. “Je l’observe dans une pratique inconsciente des patients”, explique-t-elle. “Ce sont des gens qui se mettent en chemin pour faire des changements alimentaires qui correspondent à des valeurs comme la cause animale, la santé,…” Elle va alors établir un plan avec le patient pour remplacer la viande par d’autres sources de protéines. Cependant, selon elle, le changement doit se faire petit à petit et en fonction des habitudes alimentaires du patient. “Ça me tient à cœur de partir des habitudes alimentaires des gens parce que changer du jour au lendemain c’est compliqué. Si quelqu’un a l’habitude de consommer 500 g de viande, s’il en consomme 250, on a déjà gagné la moitié.” Selon elle, le fait de diminuer la consommation de viande est bénéfique pour la santé. Cela permet notamment de diminuer les risques de cancer du côlon.

Source: rtbf

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